Zénithude

14 mars 2009 par 109

La dernière fois que nous nous sommes rendu au Zénith pour un autre événement qu’un concert, c’était pour « Touche pas à mon ADN », organisé par SOS Racisme et Charlie Hebdo. Il y avait de la musique, avec un son pourri et un peu pour tous les goûts mais en tout cas la journée à rempli et son Zénith et son office : il fallait « faire du bruit » autour de l’amendement archi-dangereux de Mariani.

Hier, les militants socialistes ont reçu de leurs fédé une invitation pour « Le printemps des libertés au Zénith de Paris le 22 mars ».

Bien sûr, la « base » est bonne : il est plus que temps que le PS se fasse entendre face aux nombreuses actions portant atteinte à nos libertés, engagées par Naboléon et son escouade de sous-fifres.

Par contre, cette fois-ci, on aurait pu se passer de la partie « concert » ! Le sujet est suffisamment vaste et sérieux pour que ce meeting reste un meeting, non ? Ou bien  est-il prévu de crier tous ensemble « FRA-TER-NI-TE » en musique ?

Franchement ça devient vraiment la foire à tout le PS… Après des listes pour les candidats aux européennes pré-votées pour les militants, on leur demande de venir faire un grand spectacle de guignols au Zénith.

Olivier

Décès de Pierre Castagnou

24 février 2009 par 109

PARIS (AFP) — Le maire PS du XIVème arrondissement Pierre Castagnou est mort dans la nuit de lundi à mardi à 68 ans, des suites d’un cancer, a annoncé le maire de Paris Bertrand Delanoë dans un communiqué.

Pierre Castagnou était devenu maire de cet arrondissement du sud parisien après les municipales de 2001, qui avaient vu la gauche l’emporter dans la capitale.

Né le 8 septembre 1940 à Vichy, ce professeur de formation avait été inspecteur général de l’industrie. Il était membre du courant fabiusien.

« Avec lui disparaît un élu remarquable, attentif aux autres, fin connaisseur du terrain et de chaque dossier de la vie quotidienne », écrit M. Delanoë.

Pierre Castagnou était élu parisien depuis 1983, toujours dans le XIVème arrondissement qu’il connaissait parfaitement.

Il avait pris en 2006 la présidence de la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP, société d’économie mixte) et avait à ce titre mené une « opération vérité » sur des logements de haut standing occupés dans des conditions jugées anormales. Parmi ces occupants : Jean-Paul Bolufer, qui était alors directeur de cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement.

Licencié en droit, diplômé de Sciences-Po Paris, certifié d’histoire, Pierre Castagnou a été notamment conseiller technique au secrétariat général de l’Elysée après l’élection de François Mitterrand en 1981, chargé de mission auprès du président de l’Assemblée Laurent Fabius (1988-1989), chargé de mission auprès du secrétaire d’Etat à l’Industrie Christian Pierret (1999).

Et maintenant ?

11 janvier 2009 par 109

Long silence depuis le 30 novembre 2008. J’attendais. Après un congrès douloureux pour tous les militants, j’attendais de voir ce que la « nouvelle » équipe allait faire. J’ai envie de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, mais en même temps, sans vouloir écrire de lieux communs, je ne la sens pas trop sur le plan politique, 2009…

Le 30 novembre, je me disais, naïvement, que le PS allait enfin se mettre au boulot. Le 11 janvier, force est de constater qu’ils ne se sont pas trop tués à la tâche, les « nouveaux » responsables socialistes. Ah si ! Martine Aubry s’insurge contre les bombardements israëliens sur Gaza… plus d’une semaine après les premiers assauts… on frise le ridicule…

L’hebdo des socialistes diffuse toujours une gentillette opposition molle et plus ou moins argumentée. Il n’y a pas à dire, c’est la révolution ! Heureusement que les étudiants (et leurs parents) sont là pour s’opposer aux inepties de Darcos. Heureusement que le peuple est capable de descendre tout seul dans la rue pour s’indigner contre le génocide de la bande de Gaza, la privatisation de la Poste, les licenciements massifs, entre autres.

Mais où est Martine ? Heureusement que Benoît Hamon, porte parole du Parti, se déplace avec manteau d’hiver et écharpe rouge pour que le PS soit représenté aux manifs…

Sur le plan fédéral, dans le 92, c’est sympa aussi. Après des alliances de marchands de tapis (je te donne 3 postes mais tu te retires avant le vote des militants ? – Oui Monsieur avec plaisir !) on s’aperçoit que l’ambiance est toujours aussi chaleureuse. Le premier CF tourne au pugilat, on se trompe de cible, pourtant dans les Hauts de Seine, les cibles de droite ne manquent pas. Continuons comme ça, les Laurent, Pemezec et autres Devedjian peuvent couler des jours tranquilles…

Au-delà de cette situation « locale », les élections européennes approchent. Et là, je crains le pire. Déjà, le PS s’était gentiment rangé derrière la majorité présidentielle, en ratifiant le Traité de Lisbonne par voie parlementaire, au mépris du « non » qui l’avait emporté lors du référendum national, à l’instar de ses collègues du PSE. Quelle est la ligne politique du PS pour juin 2009 ? Mystère…

Sur le plan national, le PS est toujours aussi inaudible qu’avant le congrès de Reims. Certains avaient pourtant prévenu : la crise qui s’est amorcée en 2008, quelle que soit sa durée, a déjà causé de gros dégâts et ne va pas s’arrêter de sitôt. Si les français commencent à s’apercevoir que la monarchie sarkozyenne ne défendra réellement que les organismes financiers et ne changera pas d’un iota sa ligne ultra libérale, ce n’est pas pour autant qu’ils se tourneront vers le PS. En effet, qui peut légitimement croire que le Parti est en position de les défendre ? Que fait le PS face au démantèlement de la justice, de notre morribond modèle social, face au chômage grandissant ?

Nous dissertons entre militants, nous nous faisons plaisir alors qu’il faudrait renouer rapidement avec les réalités du terrain. J’ai l’impression qu’au PS, chacun travaille pour obtenir, qui son petit mandat de responsable local ou national au Parti, qui son poste d’élu. C’est bien, comme bases de travail, mais si cela ne va pas bien au-delà, ça ne servira à rien.

Il y a des jours où je me demande si militer dans un parti politique est très efficace. J’ai l’impression d’avoir été plus utile lorsque nous avons parrainé une famille en situation irrégulière avec RESF, jusqu’à l’obtention de leurs titres de séjour, pour qu’ils puissent travailler et vivre « normalement » en France. Je me demande si militer au DAL ou dans une association d’aide aux SDF ne serait pas plus efficace. La réthorique c’est bien, mais je vais peut être finir par libérer le temps passé au PS à des activités plus concrètes, si le PS ne bouge pas plus, si on ne le voit pas plus dans les manifs.

Comme la politique est et restera une passion, une envie ancrée depuis longtemps d’utopie et d’idéal, je m’interroge également sur l’éventualité de rejoindre un parti plus à gauche que le PS, qui selon moi est en train de perdre les bases de sa raison d’être. Suivez mon regard… http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=648

Olivier

Au boulot !

30 novembre 2008 par 109

On y voit désormais un peu plus clair… Je reprends donc le clavier, un peu de meilleure humeur. Après avoir soutenu la contribution, puis la motion, puis la candidature de Benoît Hamon, c’est assez logiquement que j’ai voté au second tour pour Martine Aubry.

Ce que j’attends maintenant, c’est que, tous ensemble, nous nous mettions au travail. J’espère que ce qu’il s’est passé pendant cette campagne avec l’excellent score de Benoît, pourra se traduire dans l’action, qu’il occupera à Solfé un poste qui lui permettra d’insuffler au PS tout entier le dynamisme qui le caractérise et surtout de confirmer dans les actes cet ancrage à gauche que beaucoup de camarades appellent de leurs voeux au Parti Socialiste.

Il faut se mettre au boulot très vite. 46000 chômeurs de plus en un mois, ce depuis août, la crise financière, les SDF qui meurent de froid chaque nuit, l’environnement… Les crises urgentes à régler ne manquent malheureusement pas.

Il manque à la France, depuis trop longtemps, une vraie opposition. Une opposition qui pointe les « réformes » (comprenez, dans ce contexte, les  »régressions ») de Sarkozy et de son gouvernement de bras cassés. Une opposition capable de monter au créneau face aux vraies fausses idées de Boutin, Dati, Coppé, Wauquiez et les autres.

Nous devons nous opposer et vite proposer. Poser immédiatement les bases d’un programme de « reprise » d’un pays, non pas en faillite comme l’a dit Fillon, mais en voie de décomposition sociale. La crise que nous traversons va laisser des traces. Il est encore difficile d’estimer dans quel état Sarkozy va laisser la France à la fin de son mandat, mais l’on sait déjà les dégâts qu’il a causé. Au-delà d’un programme, il nous faut dès à présent être capables de prouver que nous sommes là pour protéger les classes populaires et les classes moyennes, qui paient déjà le prix fort d’une politique de droite dure, très dure…

Il faut absolument que les français sachent qu’ils peuvent compter sur la gauche pour les protéger dès maintenant, mais aussi pour reconstruire ce qui aura été complètement détruit : entre autres le code du travail, la justice, les hôpitaux, la sécu, les services publics en général d’ailleurs…

Dans une France où l’on trouve des milliards pour « sauver » les établissement financiers, comment comprendre que le nombre de travailleurs pauvres, de sans abris, de chômeurs, de précaires, augmente chaque jour ?

Les priorités de Sarkozy ne sont pas les notres, sont état d’ésprit n’est pas le notre, pas plus que les axes choisis par les membres de son gouvernement. Sarkozy n’a jamais fait, ne fait pas et ne fera jamais d’action sociale. Il a toujours été, est et restera un populiste doublé d’un très mauvais gestionnaire.

Au boulot donc, pour reprendre la main, dès maintenant ! Car il y a urgence.

Olivier 

C’était prévisible

25 novembre 2008 par 109

Pas de nouveau post depuis le 11 novembre dernier, où je poussais un coup de gueule au sujet de la façon dont Ségolène confisquait le congrès à travers les médias. J’aurais préféré me tromper. En attendant que quelque chose d’intelligent se passe au CN (je sais je suis naïf), je fais la grève du clavier.

Olivier 

Laissez nous le congrès de Reims !

11 novembre 2008 par 109

Ce qui différencie le PS des autres partis politiques, au-delà bien sûr des axes idéologiques ou programmatiques, c’est que dans ce parti, on vote assez régulièrement. Désignation pour les présidentielles, déclaration de principes, choix des motions, élection des secrétaires de sections, premiers fédéraux et élection du premier secrétaire national.

On vote souvent, avec parfois des règles un peu étranges et peu ou pas de temps pour amender les textes qui nous sont proposés. Parfois, on peut trouver les calendriers un peu courts ou carrément mal faits, mais quand même; les militants sont appelés à participer à la vie de leur parti, ce qui à mon sens en fait un parti au fonctionnement plutôt démocratique.

Ce 75ème congrès du PS est un peu particulier: aucune des motions présentées aux suffrages des militants n’a obtenu la majorité jeudi dernier. Et alors ? Les motions, faut-il le rappeler, sont des orientations politiques pour lesquelles nous nous prononçons. Bien sûr derrière les textes il y a les personnes et forcément une empreinte assez forte. A priori, quand on a voté pour une motion, si son (sa) premier(e) signataire se présente comme successeur de François Hollande, on vote pour. Mais pas forcément.

Je suis scandalisé par la manière dont Ségolène Royal vient, ces deux derniers jours, de s’emparer, via les médias, de ce congrès. Sa motion est certes arrivée en tête mais elle n’est pas majoritaire ! Elle est tout à fait légitime dans les discussions qui se sont ouvertes à l’approche du congrès, mais pas plus que Martine, Benoît et Bertrand !

Quel suspens, lorsque le week-end dernier, elle annonce qu’ « elle se prononcera mercredi » sur le candidat idéal pour représenter sa motion…  Quelle surprise aujourd’hui, d’apprendre qu’elle est candidate !

Par ses frasques médiatiques, Ségolène occulte les vrais débats, on ne voit qu’elle. Ce qui pouvait être présenté aux français comme un bel exercice démocratique, est confisqué par Sa Majesté.

Encore une fois, ce n’est pas sa légitimité que je remets en cause, c’est la manière de procéder. Nous votons jeudi 20 novembre. Rien n’est joué. Merci.

Olivier 

Le 6 novembre, faites le bon choix !

4 novembre 2008 par 109

6 bonnes raisons de faire le bon choix le 6 novembre

Meeting à Paris Jeudi avec Benoît Hamon

29 octobre 2008 par 109

Un monde d’avance le 6 novembre !

18 octobre 2008 par 109

 

 

Le 6 novembre 2008, choisissons la motion C, une orientation combative qui anticipe sur les évolutions de la société.

 La modernité est à gauche. Soyons sans complexe ! 

Une gauche décomplexée, c’est quoi ? A cette droite décomplexée, il faut s’opposer sans crainte d’assumer ce qu’être de gauche veut dire.Le Parti socialiste devra donc avancer sur des positions claires, cohérentes et crédibles :

 ·        L’Etat doit accompagner le progrès économique : 

- Des formes de nationalisations sont possibles et nécessaires : dans le domaine de l’eau,  de l’énergie (création d’un pôle public de l’énergie) de la Poste… etc.

- Les impôts des plus riches seront augmentés et la fiscalité intégralement progressive.

- Décliner un programme réellement écologique : orienter la recherche vers les énergies renouvelables, les productions biologiques, développer les transports alternatifs et collectifs propres, par exemple.

- L’Etat est légitime à définir une stratégie industrielle, de recherche et d’innovation techniqueet scientifique : concrètement, c’est redéfinir un secteur public bancaire et créer un fonds souverain (comme en Norvège) qui permet à l’Etat d’agir en matière d’aide à l’investissement. 

·        L’Etat doit jouer un rôle pour le progrès social : 

- Augmentation des salaires des 3 fonctions publiques et du smic (ce qui est possible avec de nouvelles ressources fiscales), cela signifie aussi inciter aux augmentations de salaires par une conférence salariale.

- Stopper toutes les baisses de cotisations patronales responsables du trou de la Sécu, voire en demander le remboursement dans les cas de délocalisation : la fin de toutes ces niches fiscaleset « allègements de charges » permettra de financer notre système de santé.

- Renforcer les pouvoirs et surtout les moyens d’agir des CHSCT et de l’inspection de travail

- Affirmer concrètement le droit au logement 

- Créer un service public de la petite enfance  

 ·        Reconquérir la Démocratie et les libertés:  

L’état doit garantir les libertés collectives et individuelles : maintien du service public, liberté des médias, des étrangers, politique carcérale, renforcer réellement les pouvoir du parlement…etc. 

·        Proposer une Europe humaine est possible

 - En instaurant un tarif extérieur commun et en baissant les taux de change,

 En exigeant des normes sociales et fiscales hautes (salaire minimum par exemple) et en relocalisantla production,

- En redonnant une dimension, si ce n’est un statut public, à la BCE et en proposant une grande relance centrée sur l’innovation industrielle et basée sur l’emprunt,

- En créant un impôt européen. 

 ·        Être de gauche, c’est promouvoir une société d’émancipation : 

- Refonder l’école : plus de jours d’école, moins d’heures de cours par jour ; renforcement de la place de l’Etat dans l’enseignement et des collectivités dans la politique périscolaire ; développement de la pédagogie différenciée, remise en place de la carte scolaire ; 

- Elaborer un statut social digne de ce nom pour les jeunes en formation et en insertion : une allocation d’autonomie, conditionnée aux ressources propres du jeune, pourrait être accordée ;

- Donner réellement à chaque famille un droit aux vacances dont sont exclus aujourd’hui près de 10 millions de personnes par an ;

- Financer et encourager la création et la diffusion artistique, favoriser l’accès à la culture sur tout le territoire national (territoires ruraux et quartiers-ghettos prioritairement et défendre le statut et la rémunération des artistes (par la licence globale entre autres). 

·        Une politique étrangère progressiste doit mettre fin au cynisme ; elle commence par promouvoir à l’extérieur de nos frontières ce que nous défendons dans nos textes de Congrès : 

- Défendre à l’étranger le modèle de laïcité comme une solution face à la montée des intolérances et des risques de guerre civile ;

- Encourager le multilatéralisme pour rééquilibrer les rapports de force au niveau mondial ;

- Promouvoir, encore et toujours, la Taxe Tobin ;

- Soutenir l’idée d’une mondialisation effective des Droits, opposables grâce aux pouvoirs accrus d’organismes tel que l’OIT et par l’instauration d’une nouvelle hiérarchie des normes (qui fait primer les droits sociaux et les règles environnementales) ;

- Proposer aux pays du Sud, et particulièrement en Afrique, des accords de coopération solidaires et égalitaires, qui tournent définitivement le dos à la Françafrique. 

·        Une stratégie politique : le rassemblement de la gauche :

 Inutile de le nier : en matière de stratégie d’alliances, l’ambiguïté voire la confusion règne au Parti socialiste. Qu’il s’agisse des accords locaux ou d’un accord national, l’alliance avec le Modem – que nous excluons clairement – ne repose sur rien d’autre que sur un raisonnement mathématique…qui fait fi du programme et de nos valeurs.  

Toutes les victoires électorales des socialistes ont été le fruit d’une stratégie unitaire avec les autres forces de gauche et chaque fois en écho aux aspirations des nôtres : cartel des gauches, Front populaire, mai 1981, gauche plurielle… A nos yeux, il y a aujourd’hui encore moins de divergences entre, par exemple, le PS et le PC : nous pouvons même envisager de construire, ensemble mais aussi avec d’autre, un Parti du progrès commun, un « Parti de la Gauche », maison commune de toutes les forces progressistes. 

Il ne devrait y avoir aucun préalable à cette stratégie, sauf bien entendu le refus du  social-libéralisme…dont les échecs  en Europe sont répétés. Une autre condition s’impose : être nous-mêmes exemplaire : revenir sur la présidentialisation du Parti, faire vivre les débats collectifs sanctionnés par le vote des militants, construire de nouveaux outils de communication et de propagande, favoriser le pluralisme des idées plutôt que les écuries aux désaccords factices, rester en permanence en lien avec le mouvement social, à qui on ne doit pas déléguer les batailles sociales en attendant tranquillement d’en récolter le fruit électoral, car au cynisme s’ajoute immanquablement la défaite. 

Le congrès de Reims peut être le moment de choisir une majorité politique nouvelle, qui ne court pas après l’extrême gauche et refuse l’alliance avec un centre dont le programme économique est clairement de droite. Les solutions de gauche sont, plus que jamais, pertinentes pour aborder le nouveau cycle historique qui s’ouvre et mettre fin aux désordres du capitalisme mondialisé. 

 Nous avons un Monde d’avance : c’est le message que nous devons délivrer aux Français

Pourquoi faudrait-il décaler le Congrès ?

12 octobre 2008 par 109

Malek Boutih appelle à un changement de calendrier et souhaite que le Congrès du PS soit décalé. Selon lui, la crise financière change tout et les 6 motions d’ores et déjà déposées seraient complètement à côté de la réalité.

Tout d’abord, le calendrier a été fixé il y a longtemps déjà, les contributeurs et responsables de motions ont respecté les délais pour fournir leurs textes, tous envoyés aux militants. D’autre part, il en va de la responsabilité de chacun de travailler sur ses propositions en lien avec notre époque et l’actualité !

Dans les faux-débats actuels, on trouvait déjà ceux qui justement, ne veulent pas débattre. Maintenant il y a les motions qui ont peur de perdre le Congrès parce qu’elles ont omis de parler de la crise financière ou, plus précisément, parce que leurs positions par rapport aux causes de la crise actuelle n’étaient peut être pas très éclairées…

Je ne me réjouis pas de cette situation: encore une cacophonie au PS. Mais surtout, il y a là une nouvelle fois une marque de décalage entre certains camarades et la réalité telle que les français l’affrontent au quotidien. J’en viens à parler de la motion que je soutiens, forcément… N’y voyez ni triomphalisme, ni opportunisme mal placés car, encore une fois, on ne peut se réjouir de cette crise et des conséquences qui lui sont déjà associées.

Je tiens tout de même à souligner que la motion C, Un monde d’avance, est le regroupement de 7 contributions qui, non seulement avaient vu l’ampleur de la crise que le monde entier subit aujourd’hui, mais qui proposaient depuis des mois (des années même pour un certain Larrouturou) des solutions fortes pour la contrer  ou pour en sortir au plus vite.

Si aujourd’hui la motion C est la seule crédible par rapport au contexte actuel, elle l’est surtout parce que son contenu est audacieux, réflechi et intelligent. Personne n’était interdit de prendre les mêmes positions, de faire les mêmes propositions. Chacun d’entre nous, le 6 novembre, aura le choix de « sa » motion. Nous aurons le choix de rester le parti souvent décalé et parfois même sclérosé que les français rejettent au plan national, ou de renouveller les lignes programmatiques et les équipes pour aller de l’avant, renouer avec les élécteurs et, s’ils le veulent, avec les responsabilités auquelles nous nous devons d’accéder pour réparer les dégâts d’ores et déjà énormes causés par Sarkozy et son, gouvernement.

Olivier